Petit coup de gueule du jour.
Je vois de plus en plus de centres de bilan de compétences afficher des programmes qui semblent très complets sur le papier : 20h, 24h d’accompagnement. Quand on lit ça, on imagine naturellement un vrai travail approfondi, des échanges réguliers avec un consultant, du temps pour réfléchir, tester, ajuster son projet.
Mais quand on regarde de plus près… la réalité est souvent très différente. Par exemple 8h d’entretien pour 1600 euros …
Dans certains cas, le nombre réel de séances en face-à-face est bien inférieur à ce que l’on croit. Le reste ?
Des tests automatisés, des questionnaires en ligne, des modules e-learning, ou des “travaux personnels” à faire seul chez soi.
Résultat : on vend un volume d’heures qui donne l’impression d’un accompagnement solide… alors que le temps réel passé avec un professionnel est parfois très limité.
Or, un bilan de compétences, ce n’est pas une série de tests standardisés ni un e-book à remplir.
C’est un processus d’accompagnement, fait d’échanges, de questionnements, de prises de conscience, d’allers-retours sur le projet.
Et cela demande du temps réel avec quelqu’un qui vous écoute, vous challenge et vous aide à structurer votre réflexion.
Donc oui, avant de choisir un bilan, posez simplement ces questions :
Combien d’heures réelles en face-à-face avec le consultant ?
Combien de séances concrètes ?
Y a-t-il un accompagnement entre les séances ?
Et surtout : y a-t-il un suivi après le bilan ?
Parce qu’un bilan de compétences ne devrait jamais être un produit formaté.
C’est un moment clé dans une vie professionnelle.
Et ça mérite mieux qu’un parcours automatisé vendu comme un accompagnement humain.